Dernier paramètre, le financement du reliquat : sur le cas type à Surzur, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 530 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Les données publiques dessinent un gisement précis : un bassin de travaux structuré autour de CA Golfe du Morbihan - Vannes Agglomération, de l'ordre de 1 935 maisons individuelles, 285 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Surzur, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à Surzur, le bâti ancien en absorbe environ 62 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 11 144 € à 19 812 € selon la catégorie de ressources.
Point de vigilance financier à Surzur : un isolant étanche à la vapeur posé sur un mur qui doit sécher. Une reprise représente 10 à 20 % du poste, soit 2 477 € à 4 953 €, sans nouvelle aide mobilisable — d'où l'intérêt d'un contrôle en cours de chantier plutôt qu'à la réception.
Coût complet plutôt que prix d'achat : 24 765 € pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 à Surzur, soit 1 238 € par an sur une durée d'usage de vingt ans, sous réserve que une perméance compatible avec un mur capillaire (µ faible) soit tenu dans la durée. C'est cette valeur annualisée qui se compare à l'économie d'énergie.
Contexte urbain à Surzur : 2 152 résidences principales pour 5 211 habitants. Sur la rénovation d'un bâti antérieur à 1948, cela se traduit par des contraintes d'accès, d'occupation temporaire du domaine public et de livraison qui pèsent réellement sur le prix final.
Qui décide, et donc qui finance : 78 % de propriétaires occupants à Surzur, soit environ 1 672 logements. Pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948, cela signifie autant de dossiers décidables sans mandat de gestion, le solde relevant du parc locatif et donc d'un montage bailleur distinct.
Mix de chauffage à Surzur : 85 % d'électricité, 2 % de gaz, 5 % de fioul, 7 % de bois et 0 % de réseau de chaleur. Ce partage détermine l'intérêt réel de la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 : un logement raccordé à un réseau vertueux n'appelle pas le même bouquet qu'un logement au fioul.
Quatre barèmes, quatre plans de financement à Surzur : 32 000 € (bleu), 24 000 € (jaune), 18 000 € (violet) et 4 000 € (rose) sur 40 000 € HT. Le chiffrage de la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 ne prend son sens qu'une fois cette catégorie déterminée.