Le reste à charge se finance, il ne se paie pas nécessairement au comptant : sur le cas type à Solterre, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 550 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Côté éligibilité : pour « remplacement chaudière fioul ou gaz à Solterre », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
La part de propriétaires occupants — 76 % à Solterre — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur la dépose d'une chaudière fioul ou gaz, soit environ 165 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Amortissement à Solterre : le poste de 15 500 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 775 € par an. Encore faut-il que un générateur décarboné dimensionné après isolation reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
Même projet, aides très différentes : sur la dépose d'une chaudière fioul ou gaz à Solterre, l'aide varie de 4 000 € à 32 000 € selon la catégorie de ressources, avec 24 000 € pour un ménage modeste et 18 000 € pour un intermédiaire. Vérifier son RFR avant de comparer des devis évite bien des déconvenues.
Sur la facture, ce poste vaut 1 125 € à 1 687 € par an à Solterre : la dépose d'une chaudière fioul ou gaz couvre 40 à 60 % des consommations, soit 15 709 kWh au mieux sur la base conventionnelle de la zone H1b.
Sur le cas type retenu à Solterre — 105 m² en zone H1b — la dépose d'une chaudière fioul ou gaz porte sur environ 1 logement chauffé au fossile. Au prix de marché observé, 12 000 à 19 000 € par logement chauffé au fossile, le poste ressort entre 12 000 € et 19 000 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.
L'écueil le plus coûteux reste la conservation d'un réseau haute température qui plombe le rendement. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 1 550 € à 3 100 € sur le chiffrage retenu à Solterre — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Ce que vérifie l'instructeur avant de payer à Solterre : que un générateur décarboné dimensionné après isolation figure au devis, que un chauffagiste RGE soit qualifié RGE à la date de signature, et que le certificat de neutralisation de cuve ou de résiliation du branchement soit joint. À la clé, un solde pouvant atteindre 32 000 €.