Le volume de diagnostics publiés sur le territoire donne une idée de la maturité locale du marché de l'audit, et les données de Sèvres le montrent nettement. On relève environ 6 977 logements chauffés au gaz ou au fioul, 22 303 habitants, 19 % de maisons individuelles, en zone climatique H1a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Sèvres est crédible.
À l'échelle du territoire, le volume concerné se mesure : un bassin de travaux structuré autour de Métropole du Grand Paris, 551 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, 6 977 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 69 % du parc. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Sèvres, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Point de vigilance financier à Sèvres : un audit réalisé par l'installateur qui vend ensuite les travaux. Une reprise représente 10 à 20 % du poste, soit 110 € à 220 €, sans nouvelle aide mobilisable — d'où l'intérêt d'un contrôle en cours de chantier plutôt qu'à la réception.
Une moyenne de 2.22 personne(s) par logement à Sèvres : ce chiffre paraît anodin, il commande pourtant le débit de ventilation, le volume d'eau chaude et donc la cohérence de l'audit énergétique réglementaire avec le reste du bouquet.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à Sèvres, l'audit en absorbe environ 3 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 495 € à 880 € selon la catégorie de ressources.
Combien de logements concernés ? À Sèvres, 6 977 résidences principales dépendent d'une énergie fossile (69 % du parc). C'est dans ce sous-ensemble que l'audit énergétique réglementaire produit les écarts de consommation les plus élevés avant et après travaux.
Le marché local ne s'arrête pas à la commune : pour l'audit énergétique réglementaire à Sèvres, élargir la consultation à l'ensemble du département (Hauts-de-Seine) augmente le nombre d'offres comparables sans dégrader la réactivité du chantier.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Sèvres relève de la zone H1a, dont la base conventionnelle atteint 250 kWh/m²/an. Le temps de retour de l'audit énergétique réglementaire s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.
Sur le cas type retenu à Sèvres — 110 m² en zone H1a — l'audit énergétique réglementaire porte sur environ 1 audit. Au prix de marché observé, 800 à 1 400 € par audit, le poste ressort entre 800 € et 1 400 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.