Pour rendre les montants comparables, la base de calcul est fixée à 105 m², en zone H1b : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 14 400 kWh par an, soit près de 1 550 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
L'arbitrage financier se joue ensuite sur le barème : pour « sortie passoire thermique à Sélestat », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Statut d'occupation à Sélestat : 4 370 logements occupés par leur propriétaire, soit 47 % du parc. La décision d'engager la sortie d'une étiquette F ou G y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, la sortie d'une étiquette F ou G à Sélestat suppose l'atteinte d'une étiquette D au minimum maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 3 652 000 € revient à 182 600 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Sélestat relève de la zone H1b, dont la base conventionnelle atteint 250 kWh/m²/an. Le temps de retour de la sortie d'une étiquette F ou G s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.
Maisons ou logements collectifs, la réponse technique diffère : à Sélestat, la part de maisons atteint 34 % du parc (3 209 logements). Pour la sortie d'une étiquette F ou G, cela signifie que le calendrier locatif et la date d'effet du bail conditionne la majorité des chantiers plutôt qu'une minorité de cas.
Point de vigilance financier à Sélestat : un scénario calé sur une seule classe, insuffisant pour relouer. Une reprise représente 10 à 20 % du poste, soit 365 200 € à 730 400 €, sans nouvelle aide mobilisable — d'où l'intérêt d'un contrôle en cours de chantier plutôt qu'à la réception.
Énergie de chauffage en place : 70 % du parc reste au gaz ou au fioul à Sélestat, soit près de 6 503 logements. Ce point de départ conditionne l'ampleur du gain obtenu par la sortie d'une étiquette F ou G, un logement déjà chauffé à l'électricité renouvelable ne dégageant pas la même marge de progression.
Contexte urbain à Sélestat : 9 357 résidences principales pour 19 589 habitants. Sur la sortie d'une étiquette F ou G, cela se traduit par des contraintes d'accès, d'occupation temporaire du domaine public et de livraison qui pèsent réellement sur le prix final.