Le cas de référence retenu ici porte sur 105 m², en zone H3 : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 11 300 kWh par an, soit près de 1 210 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
L'ancienneté du parc conditionne la part de logements relevant de ces précautions constructives, et les données de San-Nicolao le montrent nettement. On relève 45 % de maisons individuelles, 2 062 habitants, 984 résidences principales recensées, en zone climatique H3. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à San-Nicolao est crédible.
Point de vigilance financier à San-Nicolao : un isolant étanche à la vapeur posé sur un mur qui doit sécher. Une reprise représente 10 à 20 % du poste, soit 2 262 € à 4 524 €, sans nouvelle aide mobilisable — d'où l'intérêt d'un contrôle en cours de chantier plutôt qu'à la réception.
Guichet compétent : CC de la Costa Verde, dont dépend le territoire à San-Nicolao. C'est à ce niveau que se vérifient les compléments locaux mobilisables sur la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 — ils ne remplacent pas MaPrimeRénov' mais réduisent le solde à financer.
Maisons ou logements collectifs, la réponse technique diffère : à San-Nicolao, la part de maisons atteint 45 % du parc (441 logements). Pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948, cela signifie que l'avis de l'architecte des Bâtiments de France en abords protégés conditionne la majorité des chantiers plutôt qu'une minorité de cas.
Ce que ce poste consomme d'assiette : 57 % du plafond applicable à San-Nicolao pour le bâti ancien. Traduit en aide effective, cela donne 18 096 € pris en charge au taux de 80 % (profil bleu) et 10 179 € au taux de 45 % (profil violet), le solde restant à financer.
Mix de chauffage à San-Nicolao : 97 % d'électricité, 1 % de gaz, 0 % de fioul, 1 % de bois et 0 % de réseau de chaleur. Ce partage détermine l'intérêt réel de la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 : un logement raccordé à un réseau vertueux n'appelle pas le même bouquet qu'un logement au fioul.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 631 DPE publiés par l'ADEME à San-Nicolao, soit 641 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un artisan formé aux enduits chaux-chanvre, dont l'intervention sur la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 dure dix à seize semaines.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à San-Nicolao. Le bâti ancien pesant environ 22 620 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.