Reste la question du taux applicable : pour « gagner des classes DPE à Salon-de-Provence », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
À l'échelle du territoire, le volume concerné se mesure : environ 9 878 logements occupés par leur propriétaire, 486 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, de l'ordre de 7 555 maisons individuelles. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Salon-de-Provence, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Le solde se finance : à Salon-de-Provence, le reste à charge du cas type le plus aidé s'établit à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement jusqu'à 2 000 €. Étalé en éco-prêt sur quinze ans, cela représente environ 35 € par mois, quand le saut de classes contribue déjà à 1 270 € d'économie annuelle attendue.
La part de propriétaires occupants — 49 % à Salon-de-Provence — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur un scénario de gain de classes, de deux à quatre, soit environ 9 878 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Un même ouvrage ne se pose pas au même coût selon la densité : à Salon-de-Provence compte 44 194 habitants et 20 200 logements principaux. Pour un scénario de gain de classes, de deux à quatre, prévoyez au devis l'autorisation de voirie, l'emprise de stationnement et le stockage des matériaux.
L'écueil le plus coûteux reste un scénario dimensionné au ras du seuil, qui bascule d'une classe au contrôle. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 6 600 € à 13 200 € sur le chiffrage retenu à Salon-de-Provence — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Salon-de-Provence relève de la zone H3, dont la base conventionnelle atteint 195 kWh/m²/an. Le temps de retour de un scénario de gain de classes, de deux à quatre s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.
Sur la facture, ce poste vaut 691 € à 1 613 € par an à Salon-de-Provence : un scénario de gain de classes, de deux à quatre couvre 30 à 70 % des consommations, soit 15 018 kWh au mieux sur la base conventionnelle de la zone H3.
Ce que ce poste consomme d'assiette : 165 % du plafond applicable à Salon-de-Provence pour le saut de classes. Traduit en aide effective, cela donne 32 000 € pris en charge au taux de 80 % (profil bleu) et 18 000 € au taux de 45 % (profil violet), le solde restant à financer.