Une fois les aides déduites, la question devient celle du solde : sur le cas type à Saint-Victoret, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 320 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
à Saint-Victoret, l'ancienneté du parc conditionne la part de logements relevant de ces précautions constructives. On relève 2.47 personne(s) par logement, 76 % de maisons individuelles, environ 716 logements chauffés au gaz ou au fioul, en zone climatique H3. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Saint-Victoret est crédible.
Ce que ce poste consomme d'assiette : 62 % du plafond applicable à Saint-Victoret pour le bâti ancien. Traduit en aide effective, cela donne 19 812 € pris en charge au taux de 80 % (profil bleu) et 11 144 € au taux de 45 % (profil violet), le solde restant à financer.
À la réception à Saint-Victoret, le document déterminant est le relevé d'humidité des maçonneries avant fermeture. Il conditionne le versement du solde de l'aide, dont le montant maximal atteint 32 000 € pour un ménage très modeste et 18 000 € pour un ménage intermédiaire sur l'assiette de 40 000 € HT.
Dans l'ordonnancement du chantier à Saint-Victoret, la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 mobilise un artisan formé aux enduits chaux-chanvre pendant dix à seize semaines. Cette durée se cale entre l'audit préalable et la mise en service du générateur : la déplacer en fin de chantier oblige presque toujours à reprendre des interfaces déjà refermées.
Avant de choisir, regarder ce qui chauffe déjà : à Saint-Victoret, le gaz couvre 15 % du parc, le fioul 11 %, l'électricité 70 %. La rénovation d'un bâti antérieur à 1948 s'apprécie à l'aune de cette énergie de départ, seule référence pour estimer l'économie réellement obtenue.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Saint-Victoret relève de la zone H3, dont la base conventionnelle atteint 195 kWh/m²/an. Le temps de retour de la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 à Saint-Victoret suppose une perméance compatible avec un mur capillaire (µ faible) maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 24 765 € revient à 1 238 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.
Un même ouvrage ne se pose pas au même coût selon la densité : à Saint-Victoret compte 6 730 habitants et 2 721 logements principaux. Pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948, prévoyez au devis l'autorisation de voirie, l'emprise de stationnement et le stockage des matériaux.