Côté éligibilité : pour « rénover une maison ancienne à Saint-Pôtan », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Pour rendre les montants comparables, la base de calcul est fixée à 110 m², en zone H2a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 13 600 kWh par an, soit près de 1 460 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Solde du dossier à Saint-Pôtan : la pièce déterminante est le relevé d'humidité des maçonneries avant fermeture. Sans elle, aucun versement, alors même que l'aide en jeu atteint 32 000 € au taux le plus favorable sur une assiette de 40 000 € HT.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un isolant étanche à la vapeur posé sur un mur qui doit sécher oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 2 360 € à 4 719 € à Saint-Pôtan, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Amortissement à Saint-Pôtan : le poste de 23 595 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 1 180 € par an. Encore faut-il que une perméance compatible avec un mur capillaire (µ faible) reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
La logistique dépend de la densité : 839 habitants pour 370 résidences principales à Saint-Pôtan. Cette densité conditionne l'emprise de stationnement, l'autorisation de voirie et le stockage des matériaux nécessaires à la rénovation d'un bâti antérieur à 1948, trois postes que les devis les moins précis oublient de chiffrer.
Base ADEME : 84 diagnostics enregistrés à Saint-Pôtan, soit un taux de 227 pour 1 000 logements. Plus ce taux est élevé, plus la demande adressée à un artisan formé aux enduits chaux-chanvre est soutenue — et plus il faut anticiper la réservation d'un créneau pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 (dix à seize semaines).
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 traite 35 à 55 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Saint-Pôtan, en zone H2a, cela ramène 8 655 à 13 600 kWh par an, valorisés 929 € à 1 461 € au tarif conventionnel 2026.
Le dimensionnement suit l'occupation réelle : 2.27 personne(s) par logement en moyenne à Saint-Pôtan, ce qui fixe la base de calcul à 110 m². La rénovation d'un bâti antérieur à 1948 se calibre sur cette occupation, pas sur la surface cadastrale ni sur la facture de l'année passée.