Sur le volet ressources : pour « gagner des classes DPE à Saint-Pôtan », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Dernier paramètre, le financement du reliquat : sur le cas type à Saint-Pôtan, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 460 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Saint-Pôtan relève de la zone H2a, dont la base conventionnelle atteint 225 kWh/m²/an. Le temps de retour de un scénario de gain de classes, de deux à quatre s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.
Rapporté au plan de financement, le saut de classes représente de l'ordre de 165 % du montant plafonné retenu à Saint-Pôtan. Un ménage très modeste voit donc ce seul poste couvert à hauteur de 32 000 € par MaPrimeRénov' Parcours accompagné, un ménage intermédiaire à hauteur de 18 000 €.
Situer le projet dans son département : à Saint-Pôtan, en Côtes-d'Armor, les mêmes barèmes nationaux s'appliquent, mais les prix d'entreprise et les délais varient d'un bassin à l'autre. Consulter trois devis sur un scénario de gain de classes, de deux à quatre dans ce périmètre reste la seule façon d'objectiver le coût.
À l'échelle intercommunale, à Saint-Pôtan relève de CA Dinan Agglomération. Les permanences France Rénov' de ce périmètre instruisent les demandes portant sur un scénario de gain de classes, de deux à quatre et recensent les aides locales cumulables, qui viennent en déduction du reste à charge calculé plus haut.
Une moyenne de 2.27 personne(s) par logement à Saint-Pôtan : ce chiffre paraît anodin, il commande pourtant le débit de ventilation, le volume d'eau chaude et donc la cohérence de un scénario de gain de classes, de deux à quatre avec le reste du bouquet.
Le parc local commande la faisabilité : sur 370 résidences principales, on estime 364 maisons individuelles (99 %) à Saint-Pôtan. L'atteinte du seuil de classe, qui se joue parfois à quelques kWh y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour un scénario de gain de classes, de deux à quatre.
Statut d'occupation à Saint-Pôtan : 321 logements occupés par leur propriétaire, soit 87 % du parc. La décision d'engager un scénario de gain de classes, de deux à quatre y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.