Nous raisonnons à Saint-Juvat sur un logement de 115 m², en zone H2a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 14 200 kWh par an, soit près de 1 530 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Reste le financement du solde : sur le cas type à Saint-Juvat, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 530 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
La part de propriétaires occupants — 84 % à Saint-Juvat — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur la rénovation d'un bâti antérieur à 1948, soit environ 231 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Rapporté au plan de financement, le bâti ancien représente de l'ordre de 62 % du montant plafonné retenu à Saint-Juvat. Un ménage très modeste voit donc ce seul poste couvert à hauteur de 19 812 € par MaPrimeRénov' Parcours accompagné, un ménage intermédiaire à hauteur de 11 144 €.
La séquence prime sur la vitesse : la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 occupe un artisan formé aux enduits chaux-chanvre durant dix à seize semaines à Saint-Juvat. Son positionnement dans le calendrier — après l'audit, avant la mise en service — conditionne la qualité des interfaces entre lots bien plus que le choix de l'entreprise.
Structure du parc de Saint-Juvat : 99 % de maisons individuelles, soit environ 275 logements sur 277 résidences principales. C'est cette proportion qui détermine, pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948, le poids réel de l'avis de l'architecte des Bâtiments de France en abords protégés dans les projets déposés.
En cas de contrôle sur site à Saint-Juvat : la mention de une perméance compatible avec un mur capillaire (µ faible) sur le devis, la qualification RGE de un artisan formé aux enduits chaux-chanvre, et le relevé d'humidité des maçonneries avant fermeture. Un dossier complet sécurise jusqu'à 32 000 € d'aide ; un dossier incomplet suspend le versement jusqu'à régularisation.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 à Saint-Juvat suppose une perméance compatible avec un mur capillaire (µ faible) maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 24 765 € revient à 1 238 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.
Ce qu'il reste à payer, mois par mois : sur le cas type à Saint-Juvat, 6 000 € après aides, soit de l'ordre de 35 € mensuels sur quinze ans en prêt à taux zéro. L'économie de facture attendue, 1 530 € par an, absorbe une part significative de cette mensualité.