L'arbitrage financier se joue ensuite sur le barème : pour « rénovation d'ampleur copropriété à Sablet », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Le poids du parc collectif indique le nombre de bâtiments concernés par une procédure d'assemblée générale, et les données de Sablet le montrent nettement. On relève 71 % de propriétaires occupants, 2.33 personne(s) par logement, 89 % de maisons individuelles, en zone climatique H3. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Sablet est crédible.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 333 DPE pour 1 000 résidences principales à Sablet (205 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un maître d'œuvre mandaté par le syndicat et donc la date de démarrage possible pour un programme voté en assemblée générale.
Trésorerie du projet à Sablet : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 270 € d'économie annuelle auxquels le programme collectif participe.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Sablet, sur une base de 110 m² en zone H3, un programme voté en assemblée générale représente de l'ordre de 91 lot principal. Multiplié par un prix unitaire de 9 000 à 24 000 €, on obtient une fourchette de 819 000 € à 2 184 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Planning réaliste à Sablet : dix-huit à trente mois, études comprises d'intervention pour un maître d'œuvre mandaté par le syndicat sur un programme voté en assemblée générale. Placer ce lot trop tard dans la séquence revient à rouvrir des ouvrages finis, avec le surcoût correspondant et un décalage de la date de réception.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H3 applicable à Sablet correspond à une base de 195 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus un programme voté en assemblée générale rentabilise vite son surcoût, à performance identique.
Exigence opposable à Sablet : un gain d'au moins 35 % de consommation conventionnelle. Elle doit figurer sur le devis initial, pas seulement sur la facture. Un dossier de un programme voté en assemblée générale qui en fait l'économie s'expose à un refus de prise en charge, l'aide comme le CEE s'appuyant sur ce critère.
Guichet compétent : CC Vaison Ventoux, dont dépend le territoire à Sablet. C'est à ce niveau que se vérifient les compléments locaux mobilisables sur un programme voté en assemblée générale — ils ne remplacent pas MaPrimeRénov' mais réduisent le solde à financer.