Ce que ces chiffres disent du potentiel : de l'ordre de 1 251 maisons individuelles, 1 079 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 54 % du parc, un bassin de travaux structuré autour de CA Caux Seine Agglo. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Rives-en-Seine, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Dernier paramètre, le financement du reliquat : sur le cas type à Rives-en-Seine, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 550 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : la pose d'une ventilation mécanique traite 8 à 15 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Rives-en-Seine, en zone H1a, cela ramène 2 095 à 3 927 kWh par an, valorisés 225 € à 422 € au tarif conventionnel 2026.
Le gisement de substitution est mesurable : environ 1 079 logements à Rives-en-Seine sont encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 54 % du parc. Pour la pose d'une ventilation mécanique, cette proportion détermine le nombre de dossiers où le saut de classes est atteignable sans toucher à la structure du bâti.
Sur le cas type retenu à Rives-en-Seine — 105 m² en zone H1a — la pose d'une ventilation mécanique porte sur environ 4 bouche d'extraction. Au prix de marché observé, 900 à 1 800 € par bouche d'extraction, le poste ressort entre 3 600 € et 7 200 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.
Le parc local commande la faisabilité : sur 2 017 résidences principales, on estime 1 251 maisons individuelles (62 %) à Rives-en-Seine. Le passage des gaines et leur isolation en volume froid y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour la pose d'une ventilation mécanique.
La structure énergétique locale (46 % gaz, 7 % fioul, 0 % réseau de chaleur à Rives-en-Seine) explique pourquoi la pose d'une ventilation mécanique n'a pas le même rendement financier partout : c'est le prix du kWh remplacé qui fait l'économie, pas le prix de l'équipement.
La part de propriétaires occupants — 50 % à Rives-en-Seine — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur la pose d'une ventilation mécanique, soit environ 1 013 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
L'écart entre profils est considérable à Rives-en-Seine : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour la pose d'une ventilation mécanique, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.