Ce que ces chiffres disent du potentiel : 539 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, un bassin de travaux structuré autour de CA Caux Seine Agglo, de l'ordre de 1 251 maisons individuelles. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Rives-en-Seine, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Une fois les aides déduites, la question devient celle du solde : sur le cas type à Rives-en-Seine, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 550 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
La structure énergétique locale (46 % gaz, 7 % fioul, 0 % réseau de chaleur à Rives-en-Seine) explique pourquoi l'installation d'une pompe à chaleur air/eau n'a pas le même rendement financier partout : c'est le prix du kWh remplacé qui fait l'économie, pas le prix de l'équipement.
Contexte urbain à Rives-en-Seine : 2 017 résidences principales pour 4 002 habitants. Sur l'installation d'une pompe à chaleur air/eau, cela se traduit par des contraintes d'accès, d'occupation temporaire du domaine public et de livraison qui pèsent réellement sur le prix final.
Rapporté au plan de financement, la PAC air/eau représente de l'ordre de 32 % du montant plafonné retenu à Rives-en-Seine. Un ménage très modeste voit donc ce seul poste couvert à hauteur de 10 080 € par MaPrimeRénov' Parcours accompagné, un ménage intermédiaire à hauteur de 5 670 €.
Le choix du scénario change l'assiette : à Rives-en-Seine, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec la PAC air/eau chiffré autour de 12 600 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Maisons ou logements collectifs, la réponse technique diffère : à Rives-en-Seine, la part de maisons atteint 62 % du parc (1 251 logements). Pour l'installation d'une pompe à chaleur air/eau, cela signifie que l'implantation acoustique de l'unité extérieure conditionne la majorité des chantiers plutôt qu'une minorité de cas.
Énergie de chauffage en place : 54 % du parc reste au gaz ou au fioul à Rives-en-Seine, soit près de 1 079 logements. Ce point de départ conditionne l'ampleur du gain obtenu par l'installation d'une pompe à chaleur air/eau, un logement déjà chauffé à l'électricité renouvelable ne dégageant pas la même marge de progression.
Fiscalité applicable : les travaux d'amélioration énergétique relèvent de la TVA à 5,5 % lorsqu'ils portent sur un logement achevé depuis plus de deux ans. Sur l'installation d'une pompe à chaleur air/eau chiffré 12 600 € TTC à Rives-en-Seine, cela correspond à environ 657 € de taxe, contre le triple au taux normal.