Le cas de référence retenu ici porte sur 100 m², en zone H1c : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 13 800 kWh par an, soit près de 1 480 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Sur le volet ressources : pour « isolation des combles à Rémuzat », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Sur le cas type retenu à Rémuzat — 100 m² en zone H1c — l'isolation des combles porte sur environ 60 m² de plancher de combles. Au prix de marché observé, 25 à 75 € par m² de plancher de combles, le poste ressort entre 1 500 € et 4 500 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 33 DPE publiés par l'ADEME à Rémuzat, soit 193 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un isolateur RGE, dont l'intervention sur l'isolation des combles dure un à trois jours en soufflage.
La part de propriétaires occupants — 64 % à Rémuzat — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur l'isolation des combles, soit environ 110 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Exigence opposable à Rémuzat : R ≥ 7 m².K/W en combles perdus, R ≥ 6 en rampants. Elle doit figurer sur le devis initial, pas seulement sur la facture. Un dossier de l'isolation des combles qui en fait l'économie s'expose à un refus de prise en charge, l'aide comme le CEE s'appuyant sur ce critère.
Coût complet plutôt que prix d'achat : 3 000 € pour l'isolation des combles à Rémuzat, soit 150 € par an sur une durée d'usage de vingt ans, sous réserve que R ≥ 7 m².K/W en combles perdus, R ≥ 6 en rampants soit tenu dans la durée. C'est cette valeur annualisée qui se compare à l'économie d'énergie.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : la trappe d'accès et les spots encastrés laissés non traités oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 300 € à 600 € à Rémuzat, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Le choix du scénario change l'assiette : à Rémuzat, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec les combles chiffré autour de 3 000 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.