Le reste à charge se finance, il ne se paie pas nécessairement au comptant : sur le cas type à Quimperlé, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 400 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Rapporté au parc réel, l'ordre de grandeur est le suivant : un bassin de travaux structuré autour de CA Quimperlé Communauté, 3 510 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 58 % du parc, environ 3 807 logements occupés par leur propriétaire. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Quimperlé, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
L'écart entre profils est considérable à Quimperlé : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.
Un même ouvrage ne se pose pas au même coût selon la densité : à Quimperlé compte 12 469 habitants et 6 072 logements principaux. Pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948, prévoyez au devis l'autorisation de voirie, l'emprise de stationnement et le stockage des matériaux.
Combien de logements concernés ? À Quimperlé, 3 510 résidences principales dépendent d'une énergie fossile (58 % du parc). C'est dans ce sous-ensemble que la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 produit les écarts de consommation les plus élevés avant et après travaux.
Le dimensionnement suit l'occupation réelle : 2.05 personne(s) par logement en moyenne à Quimperlé, ce qui fixe la base de calcul à 105 m². La rénovation d'un bâti antérieur à 1948 se calibre sur cette occupation, pas sur la surface cadastrale ni sur la facture de l'année passée.
Coût complet plutôt que prix d'achat : 22 620 € pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 à Quimperlé, soit 1 131 € par an sur une durée d'usage de vingt ans, sous réserve que une perméance compatible avec un mur capillaire (µ faible) soit tenu dans la durée. C'est cette valeur annualisée qui se compare à l'économie d'énergie.
Le choix du scénario change l'assiette : à Quimperlé, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le bâti ancien chiffré autour de 22 620 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Planning réaliste à Quimperlé : dix à seize semaines d'intervention pour un artisan formé aux enduits chaux-chanvre sur la rénovation d'un bâti antérieur à 1948. Placer ce lot trop tard dans la séquence revient à rouvrir des ouvrages finis, avec le surcoût correspondant et un décalage de la date de réception.