Le reste à charge se finance, il ne se paie pas nécessairement au comptant : sur le cas type à Quilly, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 530 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Sur ce territoire, l'ancienneté du parc conditionne la part de logements relevant de ces précautions constructives. On relève 120 diagnostics publiés par l'ADEME, 1 565 habitants, 85 % de propriétaires occupants, en zone climatique H2b. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Quilly est crédible.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Quilly. Le bâti ancien pesant environ 24 765 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.
Point de vigilance financier à Quilly : un isolant étanche à la vapeur posé sur un mur qui doit sécher. Une reprise représente 10 à 20 % du poste, soit 2 477 € à 4 953 €, sans nouvelle aide mobilisable — d'où l'intérêt d'un contrôle en cours de chantier plutôt qu'à la réception.
Ce que ce poste consomme d'assiette : 62 % du plafond applicable à Quilly pour le bâti ancien. Traduit en aide effective, cela donne 19 812 € pris en charge au taux de 80 % (profil bleu) et 11 144 € au taux de 45 % (profil violet), le solde restant à financer.
Combien de m² de mur en pierre ou pan de bois exactement ? À Quilly, le logement de référence de 115 m² situé en zone H2b en compte environ 127 pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948. La dépense attendue s'établit dès lors entre 16 510 € et 33 020 € TTC (130–260 € l'unité), pour une assiette éligible plafonnée à 40 000 € HT.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Quilly relève de la zone H2b, dont la base conventionnelle atteint 225 kWh/m²/an. Le temps de retour de la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.
Coût complet plutôt que prix d'achat : 24 765 € pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 à Quilly, soit 1 238 € par an sur une durée d'usage de vingt ans, sous réserve que une perméance compatible avec un mur capillaire (µ faible) soit tenu dans la durée. C'est cette valeur annualisée qui se compare à l'économie d'énergie.
Qui décide, et donc qui finance : 85 % de propriétaires occupants à Quilly, soit environ 513 logements. Pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948, cela signifie autant de dossiers décidables sans mandat de gestion, le solde relevant du parc locatif et donc d'un montage bailleur distinct.