Sur le volet ressources : pour « gagner des classes DPE à Plouay », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Sur ce territoire, le nombre de classes visé dépend de l'état de départ du parc local. On relève 2 669 résidences principales recensées, 83 % de maisons individuelles, 689 diagnostics publiés par l'ADEME, en zone climatique H2a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Plouay est crédible.
Une moyenne de 2.16 personne(s) par logement à Plouay : ce chiffre paraît anodin, il commande pourtant le débit de ventilation, le volume d'eau chaude et donc la cohérence de un scénario de gain de classes, de deux à quatre avec le reste du bouquet.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à Plouay, le saut de classes en absorbe environ 165 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 18 000 € à 32 000 € selon la catégorie de ressources.
Le taux de TVA n'est pas un détail sur ce type de chantier : à 5,5 %, un scénario de gain de classes, de deux à quatre facturé 66 000 € TTC à Plouay supporte 3 441 € de taxe. Une facturation à 20 % par erreur renchérit le projet de plusieurs milliers d'euros et se rattrape mal après coup.
Statut d'occupation à Plouay : 1 906 logements occupés par leur propriétaire, soit 71 % du parc. La décision d'engager un scénario de gain de classes, de deux à quatre y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
Le gisement de substitution est mesurable : environ 889 logements à Plouay sont encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 33 % du parc. Pour un scénario de gain de classes, de deux à quatre, cette proportion détermine le nombre de dossiers où le saut de classes est atteignable sans toucher à la structure du bâti.
Le parc local commande la faisabilité : sur 2 669 résidences principales, on estime 2 207 maisons individuelles (83 %) à Plouay. L'atteinte du seuil de classe, qui se joue parfois à quelques kWh y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour un scénario de gain de classes, de deux à quatre.
Le choix du scénario change l'assiette : à Plouay, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le saut de classes chiffré autour de 66 000 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.