Le reste à charge se finance, il ne se paie pas nécessairement au comptant : sur le cas type à Pierrevert, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 270 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
La zone climatique fixe la résistance thermique cible en toiture, poste dominant du bilan de déperdition, et les données de Pierrevert le montrent nettement. On relève 88 % de maisons individuelles, 2.25 personne(s) par logement, environ 230 logements chauffés au gaz ou au fioul, en zone climatique H3. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Pierrevert est crédible.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, l'isolation des combles à Pierrevert suppose R ≥ 7 m².K/W en combles perdus, R ≥ 6 en rampants maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 3 300 € revient à 165 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.
La part de propriétaires occupants — 78 % à Pierrevert — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur l'isolation des combles, soit environ 1 372 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Sur la facture, ce poste vaut 507 € à 737 € par an à Pierrevert : l'isolation des combles couvre 22 à 32 % des consommations, soit 6 865 kWh au mieux sur la base conventionnelle de la zone H3.
Un même ouvrage ne se pose pas au même coût selon la densité : à Pierrevert compte 3 945 habitants et 1 754 logements principaux. Pour l'isolation des combles, prévoyez au devis l'autorisation de voirie, l'emprise de stationnement et le stockage des matériaux.
Le taux de TVA n'est pas un détail sur ce type de chantier : à 5,5 %, l'isolation des combles facturé 3 300 € TTC à Pierrevert supporte 172 € de taxe. Une facturation à 20 % par erreur renchérit le projet de plusieurs milliers d'euros et se rattrape mal après coup.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Pierrevert, en zone H3, la base conventionnelle retenue est de 195 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de l'isolation des combles et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : la trappe d'accès et les spots encastrés laissés non traités oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 330 € à 660 € à Pierrevert, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.