Sur le plan de trésorerie : sur le cas type à Pégomas, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 320 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Sur le volet ressources : pour « remplacement chaudière fioul ou gaz à Pégomas », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Une moyenne de 2.42 personne(s) par logement à Pégomas : ce chiffre paraît anodin, il commande pourtant le débit de ventilation, le volume d'eau chaude et donc la cohérence de la dépose d'une chaudière fioul ou gaz avec le reste du bouquet.
À la réception à Pégomas, le document déterminant est le certificat de neutralisation de cuve ou de résiliation du branchement. Il conditionne le versement du solde de l'aide, dont le montant maximal atteint 32 000 € pour un ménage très modeste et 18 000 € pour un ménage intermédiaire sur l'assiette de 40 000 € HT.
Le choix du scénario change l'assiette : à Pégomas, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec la sortie du fossile chiffré autour de 6 076 000 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Le taux de TVA n'est pas un détail sur ce type de chantier : à 5,5 %, la dépose d'une chaudière fioul ou gaz facturé 6 076 000 € TTC à Pégomas supporte 316 758 € de taxe. Une facturation à 20 % par erreur renchérit le projet de plusieurs milliers d'euros et se rattrape mal après coup.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Pégomas relève de la zone H3, dont la base conventionnelle atteint 195 kWh/m²/an. Le temps de retour de la dépose d'une chaudière fioul ou gaz s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : la conservation d'un réseau haute température qui plombe le rendement oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 607 600 € à 1 215 200 € à Pégomas, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
La part de propriétaires occupants — 65 % à Pégomas — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur la dépose d'une chaudière fioul ou gaz, soit environ 2 203 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.