Sur ce territoire, le nombre de résidences principales concernées donne l'ordre de grandeur du parc à ventiler après isolation. On relève 622 résidences principales recensées, 2.72 personne(s) par logement, 115 diagnostics publiés par l'ADEME, en zone climatique H1a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Mours est crédible.
Nous raisonnons à Mours sur un logement de 120 m², en zone H1a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 16 500 kWh par an, soit près de 1 770 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Trois pièces décident du versement à Mours : le devis portant un rendement d'échangeur ≥ 85 % en double flux, l'attestation RGE de un ventiliste RGE et la mesure des débits bouche par bouche. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.
Même projet, aides très différentes : sur la pose d'une ventilation mécanique à Mours, l'aide varie de 4 000 € à 32 000 € selon la catégorie de ressources, avec 24 000 € pour un ménage modeste et 18 000 € pour un intermédiaire. Vérifier son RFR avant de comparer des devis évite bien des déconvenues.
Contexte urbain à Mours : 622 résidences principales pour 1 693 habitants. Sur la pose d'une ventilation mécanique, cela se traduit par des contraintes d'accès, d'occupation temporaire du domaine public et de livraison qui pèsent réellement sur le prix final.
À l'échelle intercommunale, à Mours relève de CC du Haut Val d'Oise. Les permanences France Rénov' de ce périmètre instruisent les demandes portant sur la pose d'une ventilation mécanique et recensent les aides locales cumulables, qui viennent en déduction du reste à charge calculé plus haut.
Solde du dossier à Mours : la pièce déterminante est la mesure des débits bouche par bouche. Sans elle, aucun versement, alors même que l'aide en jeu atteint 32 000 € au taux le plus favorable sur une assiette de 40 000 € HT.
L'écueil le plus coûteux reste des gaines souples écrasées, qui divisent le débit réel par deux. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 675 € à 1 350 € sur le chiffrage retenu à Mours — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Amortissement à Mours : le poste de 6 750 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 338 € par an. Encore faut-il que un rendement d'échangeur ≥ 85 % en double flux reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.