Le reste à charge se finance, il ne se paie pas nécessairement au comptant : sur le cas type à Montpellier, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 330 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
La lecture du parc complète l'analyse : un bassin de travaux structuré autour de Montpellier Méditerranée Métropole, de l'ordre de 20 032 maisons individuelles, 54 559 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 34 % du parc. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Montpellier, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Rapporté au plan de financement, le bouquet maison représente de l'ordre de 163 % du montant plafonné retenu à Montpellier. Un ménage très modeste voit donc ce seul poste couvert à hauteur de 32 000 € par MaPrimeRénov' Parcours accompagné, un ménage intermédiaire à hauteur de 18 000 €.
Le relais de proximité compte autant que le barème national : à Montpellier est rattachée à Montpellier Méditerranée Métropole. Les conseillers France Rénov' de ce périmètre valident la cohérence du projet de le traitement complet de l'enveloppe d'une maison et signalent les dispositifs locaux cumulables.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Montpellier, en zone H2c, la base conventionnelle retenue est de 225 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de le traitement complet de l'enveloppe d'une maison et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : le générateur commandé avant le calcul de déperditions après travaux oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 6 500 € à 13 000 € à Montpellier, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Trois pièces décident du versement à Montpellier : le devis portant un métré contradictoire des quatre parois déperditives, l'attestation RGE de une entreprise générale ou un groupement d'artisans RGE et la note de dimensionnement postérieure à l'isolation. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 85 153 DPE publiés par l'ADEME à Montpellier, soit 523 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de une entreprise générale ou un groupement d'artisans RGE, dont l'intervention sur le traitement complet de l'enveloppe d'une maison dure huit à quatorze semaines.
Le gisement de substitution est mesurable : environ 54 559 logements à Montpellier sont encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 34 % du parc. Pour le traitement complet de l'enveloppe d'une maison, cette proportion détermine le nombre de dossiers où le saut de classes est atteignable sans toucher à la structure du bâti.