Reste le financement du solde : sur le cas type à Montbrand, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 150 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
L'ancienneté du parc conditionne la part de logements relevant de ces précautions constructives à Montbrand. On relève 42 résidences principales recensées, un rattachement intercommunal à CC Buëch-Dévoluy, 74 % de propriétaires occupants, en zone climatique H3. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Montbrand est crédible.
Structure du parc de Montbrand : 81 % de maisons individuelles, soit environ 34 logements sur 42 résidences principales. C'est cette proportion qui détermine, pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948, le poids réel de l'avis de l'architecte des Bâtiments de France en abords protégés dans les projets déposés.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à Montbrand, le bâti ancien en absorbe environ 54 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 9 653 € à 17 160 € selon la catégorie de ressources.
Le palier de classes se calcule avant de signer : à Montbrand, l'assiette double presque entre le scénario à deux classes (30 000 € HT) et celui à trois (40 000 € HT). Sur un poste de 21 450 € comme le bâti ancien, cet écart justifie souvent d'ajouter un lot plutôt que de s'arrêter au minimum.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Montbrand, en zone H3, la base conventionnelle retenue est de 195 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Montbrand, sur une base de 100 m² en zone H3, la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 représente de l'ordre de 110 m² de mur en pierre ou pan de bois. Multiplié par un prix unitaire de 130 à 260 €, on obtient une fourchette de 14 300 € à 28 600 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Trois pièces décident du versement à Montbrand : le devis portant une perméance compatible avec un mur capillaire (µ faible), l'attestation RGE de un artisan formé aux enduits chaux-chanvre et le relevé d'humidité des maçonneries avant fermeture. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.
Une moyenne de 1.79 personne(s) par logement à Montbrand : ce chiffre paraît anodin, il commande pourtant le débit de ventilation, le volume d'eau chaude et donc la cohérence de la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 avec le reste du bouquet.