La densité de diagnostics publiés donne la mesure du parc concerné par les étiquettes les plus dégradées à Marcheprime. On relève 2.51 personne(s) par logement, 74 % de propriétaires occupants, un rattachement intercommunal à CA du Bassin d'Arcachon Nord (COBAN), en zone climatique H2c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Marcheprime est crédible.
Le cas de référence retenu ici porte sur 115 m², en zone H2c : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 14 200 kWh par an, soit près de 1 530 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Une moyenne de 2.51 personne(s) par logement à Marcheprime : ce chiffre paraît anodin, il commande pourtant le débit de ventilation, le volume d'eau chaude et donc la cohérence de la sortie d'une étiquette F ou G avec le reste du bouquet.
À la réception à Marcheprime, le document déterminant est le DPE après travaux réalisé par un diagnostiqueur indépendant. Il conditionne le versement du solde de l'aide, dont le montant maximal atteint 32 000 € pour un ménage très modeste et 18 000 € pour un ménage intermédiaire sur l'assiette de 40 000 € HT.
La part de propriétaires occupants — 74 % à Marcheprime — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur la sortie d'une étiquette F ou G, soit environ 1 666 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H2c applicable à Marcheprime correspond à une base de 225 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus la sortie d'une étiquette F ou G rentabilise vite son surcoût, à performance identique.
Le critère à écrire noir sur blanc dans le devis pour la sortie d'une étiquette F ou G à Marcheprime est l'atteinte d'une étiquette D au minimum. Sans cette mention, ni l'aide ni le certificat d'économies d'énergie ne sont sécurisés, et le contrôle sur site peut conduire à un refus de versement du solde.
Énergie de chauffage en place : 43 % du parc reste au gaz ou au fioul à Marcheprime, soit près de 983 logements. Ce point de départ conditionne l'ampleur du gain obtenu par la sortie d'une étiquette F ou G, un logement déjà chauffé à l'électricité renouvelable ne dégageant pas la même marge de progression.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, la sortie d'une étiquette F ou G à Marcheprime suppose l'atteinte d'une étiquette D au minimum maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 2 033 500 € revient à 101 675 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.