Les données publiques dessinent un gisement précis : 983 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 43 % du parc, de l'ordre de 1 976 maisons individuelles, 287 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Marcheprime, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Dernier paramètre, le financement du reliquat : sur le cas type à Marcheprime, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 530 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Statut d'occupation à Marcheprime : 1 666 logements occupés par leur propriétaire, soit 74 % du parc. La décision d'engager le traitement complet de l'enveloppe d'une maison y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
Rapporté au plan de financement, le bouquet maison représente de l'ordre de 187 % du montant plafonné retenu à Marcheprime. Un ménage très modeste voit donc ce seul poste couvert à hauteur de 32 000 € par MaPrimeRénov' Parcours accompagné, un ménage intermédiaire à hauteur de 18 000 €.
Maisons ou logements collectifs, la réponse technique diffère : à Marcheprime, la part de maisons atteint 87 % du parc (1 976 logements). Pour le traitement complet de l'enveloppe d'une maison, cela signifie que l'échafaudage et l'occupation du logement pendant le chantier conditionne la majorité des chantiers plutôt qu'une minorité de cas.
L'ordre des étapes conditionne le droit à l'aide : audit, désignation de l'accompagnateur, dépôt, accord, puis démarrage de le traitement complet de l'enveloppe d'une maison. À Marcheprime, un devis signé trop tôt suffit à faire tomber une aide de 32 000 €.
La structure énergétique locale (43 % gaz, 0 % fioul, 0 % réseau de chaleur à Marcheprime) explique pourquoi le traitement complet de l'enveloppe d'une maison n'a pas le même rendement financier partout : c'est le prix du kWh remplacé qui fait l'économie, pas le prix de l'équipement.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H2c applicable à Marcheprime correspond à une base de 225 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus le traitement complet de l'enveloppe d'une maison rentabilise vite son surcoût, à performance identique.
Côté performance, le traitement complet de l'enveloppe d'une maison pèse pour 45 à 65 % de la consommation totale. Sur la base conventionnelle appliquée à Marcheprime en zone H2c, cela représente entre 11 618 et 16 782 kWh évités par an, soit 1 248 € à 1 802 € de facture en moins au tarif de référence 2026.