L'arbitrage financier se joue ensuite sur le barème : pour « Ma Prime Logement Décent bailleur à Marcheprime », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
La lecture du parc complète l'analyse : un bassin de travaux structuré autour de CA du Bassin d'Arcachon Nord (COBAN), 287 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, 983 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 43 % du parc. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Marcheprime, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
À la réception à Marcheprime, le document déterminant est le constat de décence après travaux. Il conditionne le versement du solde de l'aide, dont le montant maximal atteint 32 000 € pour un ménage très modeste et 18 000 € pour un ménage intermédiaire sur l'assiette de 40 000 € HT.
Combien de logement du parc locatif exactement ? À Marcheprime, le logement de référence de 115 m² situé en zone H2c en compte environ 911 pour la remise à niveau d'un logement mis en location. La dépense attendue s'établit dès lors entre 20 042 000 € et 40 995 000 € TTC (22 000–45 000 € l'unité), pour une assiette éligible plafonnée à 40 000 € HT.
La structure énergétique locale (43 % gaz, 0 % fioul, 0 % réseau de chaleur à Marcheprime) explique pourquoi la remise à niveau d'un logement mis en location n'a pas le même rendement financier partout : c'est le prix du kWh remplacé qui fait l'économie, pas le prix de l'équipement.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Marcheprime relève de la zone H2c, dont la base conventionnelle atteint 225 kWh/m²/an. Le temps de retour de la remise à niveau d'un logement mis en location s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 287 DPE pour 1 000 résidences principales à Marcheprime (650 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un opérateur agréé par l'Anah et donc la date de démarrage possible pour la remise à niveau d'un logement mis en location.
Point de vigilance financier à Marcheprime : un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif. Une reprise représente 10 à 20 % du poste, soit 3 051 850 € à 6 103 700 €, sans nouvelle aide mobilisable — d'où l'intérêt d'un contrôle en cours de chantier plutôt qu'à la réception.
Ce que vérifie l'instructeur avant de payer à Marcheprime : que les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé figure au devis, que un opérateur agréé par l'Anah soit qualifié RGE à la date de signature, et que le constat de décence après travaux soit joint. À la clé, un solde pouvant atteindre 32 000 €.