Dernier paramètre, le financement du reliquat : sur le cas type à Maisse, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 620 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Rapporté au parc réel, l'ordre de grandeur est le suivant : de l'ordre de 956 maisons individuelles, un bassin de travaux structuré autour de CC des 2 Vallées, 284 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Maisse, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Côté performance, un programme voté en assemblée générale pèse pour 35 à 55 % de la consommation totale. Sur la base conventionnelle appliquée à Maisse en zone H1a, cela représente entre 9 609 et 15 100 kWh évités par an, soit 1 032 € à 1 622 € de facture en moins au tarif de référence 2026.
Le parc local commande la faisabilité : sur 1 174 résidences principales, on estime 956 maisons individuelles (81 %) à Maisse. Le calendrier de convocation et la majorité applicable y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour un programme voté en assemblée générale.
Sur le cas type retenu à Maisse — 110 m² en zone H1a — un programme voté en assemblée générale porte sur environ 159 lot principal. Au prix de marché observé, 9 000 à 24 000 € par lot principal, le poste ressort entre 1 431 000 € et 3 816 000 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à Maisse, le programme collectif en absorbe environ 6559 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 18 000 € à 32 000 € selon la catégorie de ressources.
L'écueil le plus coûteux reste un audit trop ancien au moment du dépôt du dossier. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 262 350 € à 524 700 € sur le chiffrage retenu à Maisse — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Le choix du scénario change l'assiette : à Maisse, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le programme collectif chiffré autour de 2 623 500 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Amortissement à Maisse : le poste de 2 623 500 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 131 175 € par an. Encore faut-il que un gain d'au moins 35 % de consommation conventionnelle reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.