à Lettret, la typologie dominante du parc détermine la part de logements disposant d'une toiture exploitable en propre. On relève 92 résidences principales recensées, 74 % de propriétaires occupants, 196 habitants, en zone climatique H3. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Lettret est crédible.
Le gisement local se lit dans les mêmes données : environ 68 logements occupés par leur propriétaire, 272 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, un bassin de travaux structuré autour de CA Gap-Tallard-Durance. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Lettret, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Le dimensionnement suit l'occupation réelle : 2.13 personne(s) par logement en moyenne à Lettret, ce qui fixe la base de calcul à 105 m². Une installation photovoltaïque en autoconsommation se calibre sur cette occupation, pas sur la surface cadastrale ni sur la facture de l'année passée.
Fiscalité applicable : les travaux d'amélioration énergétique relèvent de la TVA à 5,5 % lorsqu'ils portent sur un logement achevé depuis plus de deux ans. Sur une installation photovoltaïque en autoconsommation chiffré 6 750 € TTC à Lettret, cela correspond à environ 352 € de taxe, contre le triple au taux normal.
Base ADEME : 25 diagnostics enregistrés à Lettret, soit un taux de 272 pour 1 000 logements. Plus ce taux est élevé, plus la demande adressée à un installateur RGE QualiPV est soutenue — et plus il faut anticiper la réservation d'un créneau pour une installation photovoltaïque en autoconsommation (deux à trois jours).
Ce qu'il reste à payer, mois par mois : sur le cas type à Lettret, 6 000 € après aides, soit de l'ordre de 35 € mensuels sur quinze ans en prêt à taux zéro. L'économie de facture attendue, 1 210 € par an, absorbe une part significative de cette mensualité.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : une installation photovoltaïque en autoconsommation traite 10 à 20 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Lettret, en zone H3, cela ramène 2 055 à 4 109 kWh par an, valorisés 221 € à 441 € au tarif conventionnel 2026.
La part de propriétaires occupants — 74 % à Lettret — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur une installation photovoltaïque en autoconsommation, soit environ 68 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à Lettret, le photovoltaïque en absorbe environ 17 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 3 038 € à 5 400 € selon la catégorie de ressources.