Sur le volet ressources : pour « gagner des classes DPE à Les Pennes-Mirabeau », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Rapporté au parc réel, l'ordre de grandeur est le suivant : 2 758 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 30 % du parc, environ 6 803 logements occupés par leur propriétaire, 276 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Les Pennes-Mirabeau, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Statut d'occupation à Les Pennes-Mirabeau : 6 803 logements occupés par leur propriétaire, soit 73 % du parc. La décision d'engager un scénario de gain de classes, de deux à quatre y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
Rapporté au plan de financement, le saut de classes représente de l'ordre de 165 % du montant plafonné retenu à Les Pennes-Mirabeau. Un ménage très modeste voit donc ce seul poste couvert à hauteur de 32 000 € par MaPrimeRénov' Parcours accompagné, un ménage intermédiaire à hauteur de 18 000 €.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Les Pennes-Mirabeau relève de la zone H3, dont la base conventionnelle atteint 195 kWh/m²/an. Le temps de retour de un scénario de gain de classes, de deux à quatre s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.
Maisons ou logements collectifs, la réponse technique diffère : à Les Pennes-Mirabeau, la part de maisons atteint 75 % du parc (6 989 logements). Pour un scénario de gain de classes, de deux à quatre, cela signifie que l'atteinte du seuil de classe, qui se joue parfois à quelques kWh conditionne la majorité des chantiers plutôt qu'une minorité de cas.
Le choix du scénario change l'assiette : à Les Pennes-Mirabeau, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le saut de classes chiffré autour de 66 000 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Un même ouvrage ne se pose pas au même coût selon la densité : à Les Pennes-Mirabeau compte 22 537 habitants et 9 319 logements principaux. Pour un scénario de gain de classes, de deux à quatre, prévoyez au devis l'autorisation de voirie, l'emprise de stationnement et le stockage des matériaux.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 2 569 DPE publiés par l'ADEME à Les Pennes-Mirabeau, soit 276 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un auditeur énergétique qualifié, dont l'intervention sur un scénario de gain de classes, de deux à quatre dure six à dix mois du diagnostic à la réception.