Le poids du parc collectif indique le nombre de bâtiments concernés par une procédure d'assemblée générale, et les données de Lecci le montrent nettement. On relève 2 134 habitants, environ 11 logements chauffés au gaz ou au fioul, 2.78 personne(s) par logement, en zone climatique H3. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Lecci est crédible.
Pour rendre les montants comparables, la base de calcul est fixée à 120 m², en zone H3 : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 12 900 kWh par an, soit près de 1 390 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Quatre barèmes, quatre plans de financement à Lecci : 32 000 € (bleu), 24 000 € (jaune), 18 000 € (violet) et 4 000 € (rose) sur 40 000 € HT. Le chiffrage de un programme voté en assemblée générale ne prend son sens qu'une fois cette catégorie déterminée.
Contexte urbain à Lecci : 768 résidences principales pour 2 134 habitants. Sur un programme voté en assemblée générale, cela se traduit par des contraintes d'accès, d'occupation temporaire du domaine public et de livraison qui pèsent réellement sur le prix final.
Le solde se finance : à Lecci, le reste à charge du cas type le plus aidé s'établit à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement jusqu'à 2 000 €. Étalé en éco-prêt sur quinze ans, cela représente environ 35 € par mois, quand le programme collectif contribue déjà à 1 390 € d'économie annuelle attendue.
Le relais de proximité compte autant que le barème national : à Lecci est rattachée à CC du Sud Corse. Les conseillers France Rénov' de ce périmètre valident la cohérence du projet de un programme voté en assemblée générale et signalent les dispositifs locaux cumulables.
Le choix du scénario change l'assiette : à Lecci, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le programme collectif chiffré autour de 1 782 000 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Le marché local ne s'arrête pas à la commune : pour un programme voté en assemblée générale à Lecci, élargir la consultation à l'ensemble du département (Corse-du-Sud) augmente le nombre d'offres comparables sans dégrader la réactivité du chantier.
L'écueil le plus coûteux reste un audit trop ancien au moment du dépôt du dossier. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 178 200 € à 356 400 € sur le chiffrage retenu à Lecci — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.