Rapporté au parc réel, l'ordre de grandeur est le suivant : de l'ordre de 2 764 maisons individuelles, un bassin de travaux structuré autour de CC Sèvre et Loire, 1 434 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 41 % du parc. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Le Loroux-Bottereau, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Le niveau de reste à charge observé sur les cas types locaux détermine le montant de prêt réellement utile, et les données de Le Loroux-Bottereau le montrent nettement. On relève 3 464 résidences principales recensées, 70 % de propriétaires occupants, 80 % de maisons individuelles, en zone climatique H2b. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Le Loroux-Bottereau est crédible.
L'écueil le plus coûteux reste un dossier déposé après la signature des devis, qui perd son éligibilité. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 600 € à 1 200 € sur le chiffrage retenu à Le Loroux-Bottereau — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Sur la facture, ce poste vaut 0 € à 0 € par an à Le Loroux-Bottereau : le financement du reste à charge par éco-prêt couvre 0 à 0 % des consommations, soit 0 kWh au mieux sur la base conventionnelle de la zone H2b.
L'écart entre profils est considérable à Le Loroux-Bottereau : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour le financement du reste à charge par éco-prêt, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.
Statut d'occupation à Le Loroux-Bottereau : 2 411 logements occupés par leur propriétaire, soit 70 % du parc. La décision d'engager le financement du reste à charge par éco-prêt y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Le Loroux-Bottereau relève de la zone H2b, dont la base conventionnelle atteint 225 kWh/m²/an. Le temps de retour de le financement du reste à charge par éco-prêt s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.
Trois pièces décident du versement à Le Loroux-Bottereau : le devis portant un prêt sans intérêt jusqu'à 50 000 € sur vingt ans en rénovation globale, l'attestation RGE de une banque partenaire du dispositif et le tableau d'amortissement rapproché de l'économie annuelle. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.
Le solde se finance : à Le Loroux-Bottereau, le reste à charge du cas type le plus aidé s'établit à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement jusqu'à 2 000 €. Étalé en éco-prêt sur quinze ans, cela représente environ 35 € par mois, quand l'éco-PTZ contribue déjà à 1 530 € d'économie annuelle attendue.