Le cas de référence retenu ici porte sur 105 m², en zone H2a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 13 000 kWh par an, soit près de 1 400 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
La lecture du parc complète l'analyse : un bassin de travaux structuré autour de CC Roi Morvan Communauté, environ 314 logements occupés par leur propriétaire, de l'ordre de 355 maisons individuelles. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Le Croisty, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
L'écart entre profils est considérable à Le Croisty : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.
L'ordre des étapes conditionne le droit à l'aide : audit, désignation de l'accompagnateur, dépôt, accord, puis démarrage de la rénovation d'un bâti antérieur à 1948. À Le Croisty, un devis signé trop tôt suffit à faire tomber une aide de 32 000 €.
Un même ouvrage ne se pose pas au même coût selon la densité : à Le Croisty compte 739 habitants et 378 logements principaux. Pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948, prévoyez au devis l'autorisation de voirie, l'emprise de stationnement et le stockage des matériaux.
À l'échelle intercommunale, à Le Croisty relève de CC Roi Morvan Communauté. Les permanences France Rénov' de ce périmètre instruisent les demandes portant sur la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 et recensent les aides locales cumulables, qui viennent en déduction du reste à charge calculé plus haut.
Sur le cas type retenu à Le Croisty — 105 m² en zone H2a — la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 porte sur environ 116 m² de mur en pierre ou pan de bois. Au prix de marché observé, 130 à 260 € par m² de mur en pierre ou pan de bois, le poste ressort entre 15 080 € et 30 160 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.
Trois pièces décident du versement à Le Croisty : le devis portant une perméance compatible avec un mur capillaire (µ faible), l'attestation RGE de un artisan formé aux enduits chaux-chanvre et le relevé d'humidité des maçonneries avant fermeture. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.
Point de vigilance financier à Le Croisty : un isolant étanche à la vapeur posé sur un mur qui doit sécher. Une reprise représente 10 à 20 % du poste, soit 2 262 € à 4 524 €, sans nouvelle aide mobilisable — d'où l'intérêt d'un contrôle en cours de chantier plutôt qu'à la réception.