Le cas de référence retenu ici porte sur 105 m², en zone H2a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 13 000 kWh par an, soit près de 1 400 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Sur le plan de trésorerie : sur le cas type à Le Croisty, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 400 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Sur le cas type retenu à Le Croisty — 105 m² en zone H2a — l'isolation du plancher bas porte sur environ 53 m² de sous-face. Au prix de marché observé, 30 à 70 € par m² de sous-face, le poste ressort entre 1 590 € et 3 710 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.
Une moyenne de 1.96 personne(s) par logement à Le Croisty : ce chiffre paraît anodin, il commande pourtant le débit de ventilation, le volume d'eau chaude et donc la cohérence de l'isolation du plancher bas avec le reste du bouquet.
Amortissement à Le Croisty : le poste de 2 650 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 133 € par an. Encore faut-il que R ≥ 3 m².K/W en sous-face sur local non chauffé reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
Rapporté au plan de financement, le plancher bas représente de l'ordre de 7 % du montant plafonné retenu à Le Croisty. Un ménage très modeste voit donc ce seul poste couvert à hauteur de 2 120 € par MaPrimeRénov' Parcours accompagné, un ménage intermédiaire à hauteur de 1 193 €.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 439 DPE pour 1 000 résidences principales à Le Croisty (166 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un isolateur intervenant en sous-sol et donc la date de démarrage possible pour l'isolation du plancher bas.
Exigence opposable à Le Croisty : R ≥ 3 m².K/W en sous-face sur local non chauffé. Elle doit figurer sur le devis initial, pas seulement sur la facture. Un dossier de l'isolation du plancher bas qui en fait l'économie s'expose à un refus de prise en charge, l'aide comme le CEE s'appuyant sur ce critère.
Planning réaliste à Le Croisty : deux à quatre jours d'intervention pour un isolateur intervenant en sous-sol sur l'isolation du plancher bas. Placer ce lot trop tard dans la séquence revient à rouvrir des ouvrages finis, avec le surcoût correspondant et un décalage de la date de réception.