À l'échelle du territoire, le volume concerné se mesure : 552 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, environ 11 797 logements occupés par leur propriétaire, de l'ordre de 3 021 maisons individuelles. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Le Cannet, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Le chiffrage type publié sur cette page part de 105 m², en zone H3 : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 11 300 kWh par an, soit près de 1 210 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Planning réaliste à Le Cannet : cinq à neuf mois d'intervention pour un opérateur agréé par l'Anah sur la remise à niveau d'un logement mis en location. Placer ce lot trop tard dans la séquence revient à rouvrir des ouvrages finis, avec le surcoût correspondant et un décalage de la date de réception.
Fiscalité applicable : les travaux d'amélioration énergétique relèvent de la TVA à 5,5 % lorsqu'ils portent sur un logement achevé depuis plus de deux ans. Sur la remise à niveau d'un logement mis en location chiffré 124 117 500 € TTC à Le Cannet, cela correspond à environ 6 470 581 € de taxe, contre le triple au taux normal.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Le Cannet, sur une base de 105 m² en zone H3, la remise à niveau d'un logement mis en location représente de l'ordre de 3 705 logement du parc locatif. Multiplié par un prix unitaire de 22 000 à 45 000 €, on obtient une fourchette de 81 510 000 € à 166 725 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Avant de choisir, regarder ce qui chauffe déjà : à Le Cannet, le gaz couvre 55 % du parc, le fioul 2 %, l'électricité 42 %. La remise à niveau d'un logement mis en location s'apprécie à l'aune de cette énergie de départ, seule référence pour estimer l'économie réellement obtenue.
L'écueil le plus coûteux reste un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 12 411 750 € à 24 823 500 € sur le chiffrage retenu à Le Cannet — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Quatre barèmes, quatre plans de financement à Le Cannet : 32 000 € (bleu), 24 000 € (jaune), 18 000 € (violet) et 4 000 € (rose) sur 40 000 € HT. Le chiffrage de la remise à niveau d'un logement mis en location ne prend son sens qu'une fois cette catégorie déterminée.
Combien de logements concernés ? À Le Cannet, 11 818 résidences principales dépendent d'une énergie fossile (58 % du parc). C'est dans ce sous-ensemble que la remise à niveau d'un logement mis en location produit les écarts de consommation les plus élevés avant et après travaux.