La part de maisons individuelles conditionne directement le nombre de projets décidables sans assemblée générale à Gargenville. On relève 68 % de propriétaires occupants, 1 594 diagnostics publiés par l'ADEME, 7 869 habitants, en zone climatique H1a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Gargenville est crédible.
Dernier paramètre, le financement du reliquat : sur le cas type à Gargenville, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 700 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Ce qu'il reste à payer, mois par mois : sur le cas type à Gargenville, 6 000 € après aides, soit de l'ordre de 35 € mensuels sur quinze ans en prêt à taux zéro. L'économie de facture attendue, 1 700 € par an, absorbe une part significative de cette mensualité.
Amortissement à Gargenville : le poste de 74 750 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 3 738 € par an. Encore faut-il que un métré contradictoire des quatre parois déperditives reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
Avant de choisir, regarder ce qui chauffe déjà : à Gargenville, le gaz couvre 37 % du parc, le fioul 5 %, l'électricité 50 %. Le traitement complet de l'enveloppe d'une maison s'apprécie à l'aune de cette énergie de départ, seule référence pour estimer l'économie réellement obtenue.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H1a applicable à Gargenville correspond à une base de 250 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus le traitement complet de l'enveloppe d'une maison rentabilise vite son surcoût, à performance identique.
Le gisement de substitution est mesurable : environ 1 280 logements à Gargenville sont encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 41 % du parc. Pour le traitement complet de l'enveloppe d'une maison, cette proportion détermine le nombre de dossiers où le saut de classes est atteignable sans toucher à la structure du bâti.
Le choix du scénario change l'assiette : à Gargenville, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le bouquet maison chiffré autour de 74 750 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Sur le cas type retenu à Gargenville — 115 m² en zone H1a — le traitement complet de l'enveloppe d'une maison porte sur environ 299 m² de surface déperditive. Au prix de marché observé, 180 à 320 € par m² de surface déperditive, le poste ressort entre 53 820 € et 95 680 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.