Le solde après aides s'étale : sur le cas type à Fougères, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 330 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
L'ancienneté du parc conditionne la part de logements relevant de ces précautions constructives, et les données de Fougères le montrent nettement. On relève 7 801 diagnostics publiés par l'ADEME, 1.85 personne(s) par logement, 10 977 résidences principales recensées, en zone climatique H2a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Fougères est crédible.
L'ordre des étapes conditionne le droit à l'aide : audit, désignation de l'accompagnateur, dépôt, accord, puis démarrage de la rénovation d'un bâti antérieur à 1948. À Fougères, un devis signé trop tôt suffit à faire tomber une aide de 32 000 €.
Coût complet plutôt que prix d'achat : 21 450 € pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 à Fougères, soit 1 073 € par an sur une durée d'usage de vingt ans, sous réserve que une perméance compatible avec un mur capillaire (µ faible) soit tenu dans la durée. C'est cette valeur annualisée qui se compare à l'économie d'énergie.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Fougères relève de la zone H2a, dont la base conventionnelle atteint 225 kWh/m²/an. Le temps de retour de la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.
Avant de choisir, regarder ce qui chauffe déjà : à Fougères, le gaz couvre 54 % du parc, le fioul 2 %, l'électricité 27 %. La rénovation d'un bâti antérieur à 1948 s'apprécie à l'aune de cette énergie de départ, seule référence pour estimer l'économie réellement obtenue.
Sur la facture, ce poste vaut 847 € à 1 332 € par an à Fougères : la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 couvre 35 à 55 % des consommations, soit 12 400 kWh au mieux sur la base conventionnelle de la zone H2a.
Statut d'occupation à Fougères : 4 687 logements occupés par leur propriétaire, soit 43 % du parc. La décision d'engager la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
Sur le cas type retenu à Fougères — 100 m² en zone H2a — la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 porte sur environ 110 m² de mur en pierre ou pan de bois. Au prix de marché observé, 130 à 260 € par m² de mur en pierre ou pan de bois, le poste ressort entre 14 300 € et 28 600 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.