L'arbitrage financier se joue ensuite sur le barème : pour « rénover une maison ancienne à Épône », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Sur le plan de trésorerie : sur le cas type à Épône, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 770 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Côté performance, la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 pèse pour 35 à 55 % de la consommation totale. Sur la base conventionnelle appliquée à Épône en zone H1a, cela représente entre 10 500 et 16 500 kWh évités par an, soit 1 128 € à 1 772 € de facture en moins au tarif de référence 2026.
Une seule ligne du devis engage réellement l'entreprise : celle qui porte une perméance compatible avec un mur capillaire (µ faible). Pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 à Épône, exiger sa présence écrite vaut mieux que toute garantie orale, car c'est cette valeur que l'organisme instructeur contrôle avant de solder le dossier.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H1a applicable à Épône correspond à une base de 250 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 rentabilise vite son surcoût, à performance identique.
L'écart entre profils est considérable à Épône : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Épône. Le bâti ancien pesant environ 25 740 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Épône, sur une base de 120 m² en zone H1a, la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 représente de l'ordre de 132 m² de mur en pierre ou pan de bois. Multiplié par un prix unitaire de 130 à 260 €, on obtient une fourchette de 17 160 € à 34 320 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Qui décide, et donc qui finance : 64 % de propriétaires occupants à Épône, soit environ 1 717 logements. Pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948, cela signifie autant de dossiers décidables sans mandat de gestion, le solde relevant du parc locatif et donc d'un montage bailleur distinct.