L'arbitrage financier se joue ensuite sur le barème : pour « gagner des classes DPE à Épône », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Sur le plan de trésorerie : sur le cas type à Épône, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 770 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Ce qu'il reste à payer, mois par mois : sur le cas type à Épône, 6 000 € après aides, soit de l'ordre de 35 € mensuels sur quinze ans en prêt à taux zéro. L'économie de facture attendue, 1 770 € par an, absorbe une part significative de cette mensualité.
La séquence prime sur la vitesse : un scénario de gain de classes, de deux à quatre occupe un auditeur énergétique qualifié durant six à dix mois du diagnostic à la réception à Épône. Son positionnement dans le calendrier — après l'audit, avant la mise en service — conditionne la qualité des interfaces entre lots bien plus que le choix de l'entreprise.
Le dimensionnement suit l'occupation réelle : 2.63 personne(s) par logement en moyenne à Épône, ce qui fixe la base de calcul à 120 m². Un scénario de gain de classes, de deux à quatre se calibre sur cette occupation, pas sur la surface cadastrale ni sur la facture de l'année passée.
Quatre barèmes, quatre plans de financement à Épône : 32 000 € (bleu), 24 000 € (jaune), 18 000 € (violet) et 4 000 € (rose) sur 40 000 € HT. Le chiffrage de un scénario de gain de classes, de deux à quatre ne prend son sens qu'une fois cette catégorie déterminée.
Maisons ou logements collectifs, la réponse technique diffère : à Épône, la part de maisons atteint 66 % du parc (1 757 logements). Pour un scénario de gain de classes, de deux à quatre, cela signifie que l'atteinte du seuil de classe, qui se joue parfois à quelques kWh conditionne la majorité des chantiers plutôt qu'une minorité de cas.
Le gisement de substitution est mesurable : environ 848 logements à Épône sont encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 32 % du parc. Pour un scénario de gain de classes, de deux à quatre, cette proportion détermine le nombre de dossiers où le saut de classes est atteignable sans toucher à la structure du bâti.
Base ADEME : 1 345 diagnostics enregistrés à Épône, soit un taux de 503 pour 1 000 logements. Plus ce taux est élevé, plus la demande adressée à un auditeur énergétique qualifié est soutenue — et plus il faut anticiper la réservation d'un créneau pour un scénario de gain de classes, de deux à quatre (six à dix mois du diagnostic à la réception).