Le reste à charge se finance, il ne se paie pas nécessairement au comptant : sur le cas type à Combs-la-Ville, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 700 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Sur ce territoire, la densité de diagnostics publiés donne la mesure du parc concerné par les étiquettes les plus dégradées. On relève 9 157 résidences principales recensées, 23 350 habitants, environ 6 007 logements chauffés au gaz ou au fioul, en zone climatique H1a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Combs-la-Ville est crédible.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, la sortie d'une étiquette F ou G à Combs-la-Ville suppose l'atteinte d'une étiquette D au minimum maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 2 822 000 € revient à 141 100 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.
Planning réaliste à Combs-la-Ville : quatre à huit mois, audit compris d'intervention pour un accompagnateur agréé et un groupement RGE sur la sortie d'une étiquette F ou G. Placer ce lot trop tard dans la séquence revient à rouvrir des ouvrages finis, avec le surcoût correspondant et un décalage de la date de réception.
En cas de contrôle sur site à Combs-la-Ville : la mention de l'atteinte d'une étiquette D au minimum sur le devis, la qualification RGE de un accompagnateur agréé et un groupement RGE, et le DPE après travaux réalisé par un diagnostiqueur indépendant. Un dossier complet sécurise jusqu'à 32 000 € d'aide ; un dossier incomplet suspend le versement jusqu'à régularisation.
Avant de choisir, regarder ce qui chauffe déjà : à Combs-la-Ville, le gaz couvre 64 % du parc, le fioul 2 %, l'électricité 33 %. La sortie d'une étiquette F ou G s'apprécie à l'aune de cette énergie de départ, seule référence pour estimer l'économie réellement obtenue.
Combien d'occupants, quels besoins : avec 2.55 personne(s) par résidence principale à Combs-la-Ville, les besoins d'eau chaude et de renouvellement d'air se déduisent directement. C'est sur cette base, et sur 115 m², que la sortie d'une étiquette F ou G doit être dimensionné.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Combs-la-Ville relève de la zone H1a, dont la base conventionnelle atteint 250 kWh/m²/an. Le temps de retour de la sortie d'une étiquette F ou G s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.
Énergie de chauffage en place : 66 % du parc reste au gaz ou au fioul à Combs-la-Ville, soit près de 6 007 logements. Ce point de départ conditionne l'ampleur du gain obtenu par la sortie d'une étiquette F ou G, un logement déjà chauffé à l'électricité renouvelable ne dégageant pas la même marge de progression.