L'arbitrage financier se joue ensuite sur le barème : pour « aides rénovation selon revenus à Châteaubriant », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
La structure des ressources locales détermine la répartition réelle entre les quatre barèmes à Châteaubriant. On relève 2.06 personne(s) par logement, 68 % de maisons individuelles, un rattachement intercommunal à CC Châteaubriant-Derval, en zone climatique H2b. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Châteaubriant est crédible.
Ce que vérifie l'instructeur avant de payer à Châteaubriant : que le revenu fiscal de référence de l'avant-dernière année, toutes personnes du foyer figure au devis, que l'accompagnateur, qui instruit les justificatifs soit qualifié RGE à la date de signature, et que l'avis d'imposition joint au dossier soit joint. À la clé, un solde pouvant atteindre 32 000 €.
Le gisement de substitution est mesurable : environ 2 180 logements à Châteaubriant sont encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 37 % du parc. Pour le classement par catégorie de ressources, cette proportion détermine le nombre de dossiers où le saut de classes est atteignable sans toucher à la structure du bâti.
L'écueil le plus coûteux reste un RFR estimé de mémoire, sans additionner les avis de tous les occupants. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 0 € à 0 € sur le chiffrage retenu à Châteaubriant — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Structure du parc de Châteaubriant : 68 % de maisons individuelles, soit environ 4 045 logements sur 5 957 résidences principales. C'est cette proportion qui détermine, pour le classement par catégorie de ressources, le poids réel de le franchissement de seuil, qui fait varier l'aide de plusieurs milliers d'euros dans les projets déposés.
Le choix du scénario change l'assiette : à Châteaubriant, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le barème RFR chiffré autour de 0 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Planning réaliste à Châteaubriant : quelques jours de vérification d'intervention pour l'accompagnateur, qui instruit les justificatifs sur le classement par catégorie de ressources. Placer ce lot trop tard dans la séquence revient à rouvrir des ouvrages finis, avec le surcoût correspondant et un décalage de la date de réception.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 3 750 DPE publiés par l'ADEME à Châteaubriant, soit 630 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de l'accompagnateur, qui instruit les justificatifs, dont l'intervention sur le classement par catégorie de ressources dure quelques jours de vérification.