Ce que ces chiffres disent du potentiel : un bassin de travaux structuré autour de CA Val d'Yerres Val de Seine, 7 690 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 72 % du parc, 494 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Brunoy, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Le cas de référence retenu ici porte sur 115 m², en zone H1a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 15 800 kWh par an, soit près de 1 700 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Statut d'occupation à Brunoy : 6 984 logements occupés par leur propriétaire, soit 65 % du parc. La décision d'engager le traitement complet de l'enveloppe d'une maison y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Brunoy, en zone H1a, la base conventionnelle retenue est de 250 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de le traitement complet de l'enveloppe d'une maison et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
Côté performance, le traitement complet de l'enveloppe d'une maison pèse pour 45 à 65 % de la consommation totale. Sur la base conventionnelle appliquée à Brunoy en zone H1a, cela représente entre 12 927 et 18 673 kWh évités par an, soit 1 388 € à 2 005 € de facture en moins au tarif de référence 2026.
Le gisement de substitution est mesurable : environ 7 690 logements à Brunoy sont encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 72 % du parc. Pour le traitement complet de l'enveloppe d'une maison, cette proportion détermine le nombre de dossiers où le saut de classes est atteignable sans toucher à la structure du bâti.
L'écueil le plus coûteux reste le générateur commandé avant le calcul de déperditions après travaux. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 7 475 € à 14 950 € sur le chiffrage retenu à Brunoy — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Ce que ce poste consomme d'assiette : 187 % du plafond applicable à Brunoy pour le bouquet maison. Traduit en aide effective, cela donne 32 000 € pris en charge au taux de 80 % (profil bleu) et 18 000 € au taux de 45 % (profil violet), le solde restant à financer.
L'écart entre profils est considérable à Brunoy : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour le traitement complet de l'enveloppe d'une maison, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.