À l'échelle du territoire, le volume concerné se mesure : de l'ordre de 15 638 maisons individuelles, 736 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, environ 15 769 logements occupés par leur propriétaire. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Bourges, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Dernier paramètre, le financement du reliquat : sur le cas type à Bourges, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 550 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Mix de chauffage à Bourges : 27 % d'électricité, 55 % de gaz, 1 % de fioul, 1 % de bois et 16 % de réseau de chaleur. Ce partage détermine l'intérêt réel de l'isolation du plancher bas : un logement raccordé à un réseau vertueux n'appelle pas le même bouquet qu'un logement au fioul.
Énergie de chauffage en place : 56 % du parc reste au gaz ou au fioul à Bourges, soit près de 18 353 logements. Ce point de départ conditionne l'ampleur du gain obtenu par l'isolation du plancher bas, un logement déjà chauffé à l'électricité renouvelable ne dégageant pas la même marge de progression.
La logistique dépend de la densité : 64 186 habitants pour 32 715 résidences principales à Bourges. Cette densité conditionne l'emprise de stationnement, l'autorisation de voirie et le stockage des matériaux nécessaires à l'isolation du plancher bas, trois postes que les devis les moins précis oublient de chiffrer.
Le critère à écrire noir sur blanc dans le devis pour l'isolation du plancher bas à Bourges est R ≥ 3 m².K/W en sous-face sur local non chauffé. Sans cette mention, ni l'aide ni le certificat d'économies d'énergie ne sont sécurisés, et le contrôle sur site peut conduire à un refus de versement du solde.
Qui décide, et donc qui finance : 48 % de propriétaires occupants à Bourges, soit environ 15 769 logements. Pour l'isolation du plancher bas, cela signifie autant de dossiers décidables sans mandat de gestion, le solde relevant du parc locatif et donc d'un montage bailleur distinct.
L'écart entre profils est considérable à Bourges : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour l'isolation du plancher bas, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.
Trois pièces décident du versement à Bourges : le devis portant R ≥ 3 m².K/W en sous-face sur local non chauffé, l'attestation RGE de un isolateur intervenant en sous-sol et le contrôle de continuité en périphérie. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.