Le reste à charge se finance, il ne se paie pas nécessairement au comptant : sur le cas type à Bourges, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 550 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Reste la question du taux applicable : pour « isolation des combles à Bourges », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Amortissement à Bourges : le poste de 3 150 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 158 € par an. Encore faut-il que R ≥ 7 m².K/W en combles perdus, R ≥ 6 en rampants reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
En cas de contrôle sur site à Bourges : la mention de R ≥ 7 m².K/W en combles perdus, R ≥ 6 en rampants sur le devis, la qualification RGE de un isolateur RGE, et les repères de hauteur d'isolant soufflé. Un dossier complet sécurise jusqu'à 32 000 € d'aide ; un dossier incomplet suspend le versement jusqu'à régularisation.
Le solde se finance : à Bourges, le reste à charge du cas type le plus aidé s'établit à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement jusqu'à 2 000 €. Étalé en éco-prêt sur quinze ans, cela représente environ 35 € par mois, quand les combles contribue déjà à 1 550 € d'économie annuelle attendue.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : l'isolation des combles traite 22 à 32 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Bourges, en zone H1b, cela ramène 5 760 à 8 378 kWh par an, valorisés 619 € à 900 € au tarif conventionnel 2026.
Qui décide, et donc qui finance : 48 % de propriétaires occupants à Bourges, soit environ 15 769 logements. Pour l'isolation des combles, cela signifie autant de dossiers décidables sans mandat de gestion, le solde relevant du parc locatif et donc d'un montage bailleur distinct.
Énergie de chauffage en place : 56 % du parc reste au gaz ou au fioul à Bourges, soit près de 18 353 logements. Ce point de départ conditionne l'ampleur du gain obtenu par l'isolation des combles, un logement déjà chauffé à l'électricité renouvelable ne dégageant pas la même marge de progression.
L'écart entre profils est considérable à Bourges : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour l'isolation des combles, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.