Le montant réellement perçu dépend de la catégorie de ressources : pour « rénover une maison ancienne à Biot », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Le cas de référence retenu ici porte sur 110 m², en zone H3 : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 11 800 kWh par an, soit près de 1 270 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Le parc local commande la faisabilité : sur 4 661 résidences principales, on estime 2 801 maisons individuelles (60 %) à Biot. L'avis de l'architecte des Bâtiments de France en abords protégés y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948.
L'ordre des étapes conditionne le droit à l'aide : audit, désignation de l'accompagnateur, dépôt, accord, puis démarrage de la rénovation d'un bâti antérieur à 1948. À Biot, un devis signé trop tôt suffit à faire tomber une aide de 32 000 €.
Contexte urbain à Biot : 4 661 résidences principales pour 10 511 habitants. Sur la rénovation d'un bâti antérieur à 1948, cela se traduit par des contraintes d'accès, d'occupation temporaire du domaine public et de livraison qui pèsent réellement sur le prix final.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à Biot, le bâti ancien en absorbe environ 59 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 10 618 € à 18 876 € selon la catégorie de ressources.
Statut d'occupation à Biot : 2 815 logements occupés par leur propriétaire, soit 60 % du parc. La décision d'engager la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
Sur le cas type retenu à Biot — 110 m² en zone H3 — la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 porte sur environ 121 m² de mur en pierre ou pan de bois. Au prix de marché observé, 130 à 260 € par m² de mur en pierre ou pan de bois, le poste ressort entre 15 730 € et 31 460 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.
À la réception à Biot, le document déterminant est le relevé d'humidité des maçonneries avant fermeture. Il conditionne le versement du solde de l'aide, dont le montant maximal atteint 32 000 € pour un ménage très modeste et 18 000 € pour un ménage intermédiaire sur l'assiette de 40 000 € HT.