Une fois les aides déduites, la question devient celle du solde : sur le cas type à Biot, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 270 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Rapporté au parc réel, l'ordre de grandeur est le suivant : de l'ordre de 2 801 maisons individuelles, environ 2 815 logements occupés par leur propriétaire, 1 249 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 27 % du parc. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Biot, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
En cas de contrôle sur site à Biot : la mention de les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé sur le devis, la qualification RGE de un opérateur agréé par l'Anah, et le constat de décence après travaux. Un dossier complet sécurise jusqu'à 32 000 € d'aide ; un dossier incomplet suspend le versement jusqu'à régularisation.
Périmètre de consultation conseillé pour la remise à niveau d'un logement mis en location : Alpes-Maritimes. Les entreprises RGE y interviennent couramment à Biot, et l'écart de prix entre la première et la troisième offre dépasse fréquemment 20 % à prestation identique.
Rapporté au plan de financement, le logement loué représente de l'ordre de 117585 % du montant plafonné retenu à Biot. Un ménage très modeste voit donc ce seul poste couvert à hauteur de 32 000 € par MaPrimeRénov' Parcours accompagné, un ménage intermédiaire à hauteur de 18 000 €.
Exigence opposable à Biot : les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé. Elle doit figurer sur le devis initial, pas seulement sur la facture. Un dossier de la remise à niveau d'un logement mis en location qui en fait l'économie s'expose à un refus de prise en charge, l'aide comme le CEE s'appuyant sur ce critère.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, la remise à niveau d'un logement mis en location à Biot suppose les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 47 034 000 € revient à 2 351 700 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.
Structure du parc de Biot : 60 % de maisons individuelles, soit environ 2 801 logements sur 4 661 résidences principales. C'est cette proportion qui détermine, pour la remise à niveau d'un logement mis en location, le poids réel de la vacance du logement pendant les travaux lourds dans les projets déposés.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 4 703 400 € à 9 406 800 € à Biot, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.