La part de logements occupés par leur propriétaire indique en creux le volume du parc locatif privé concerné, et les données de Yvetot le montrent nettement. On relève 57 % de maisons individuelles, 3 657 diagnostics publiés par l'ADEME, 38 % de propriétaires occupants, en zone climatique H1a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Yvetot est crédible.
Sur le volet ressources : pour « Ma Prime Logement Décent bailleur à Yvetot », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Guichet compétent : CC Yvetot Normandie, dont dépend le territoire à Yvetot. C'est à ce niveau que se vérifient les compléments locaux mobilisables sur la remise à niveau d'un logement mis en location — ils ne remplacent pas MaPrimeRénov' mais réduisent le solde à financer.
L'écart entre profils est considérable à Yvetot : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.
Coût complet plutôt que prix d'achat : 46 297 000 € pour la remise à niveau d'un logement mis en location à Yvetot, soit 2 314 850 € par an sur une durée d'usage de vingt ans, sous réserve que les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé soit tenu dans la durée. C'est cette valeur annualisée qui se compare à l'économie d'énergie.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Yvetot, sur une base de 105 m² en zone H1a, la remise à niveau d'un logement mis en location représente de l'ordre de 1 382 logement du parc locatif. Multiplié par un prix unitaire de 22 000 à 45 000 €, on obtient une fourchette de 30 404 000 € à 62 190 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Ce qu'il reste à payer, mois par mois : sur le cas type à Yvetot, 6 000 € après aides, soit de l'ordre de 35 € mensuels sur quinze ans en prêt à taux zéro. L'économie de facture attendue, 1 550 € par an, absorbe une part significative de cette mensualité.
Point de vigilance financier à Yvetot : un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif. Une reprise représente 10 à 20 % du poste, soit 4 629 700 € à 9 259 400 €, sans nouvelle aide mobilisable — d'où l'intérêt d'un contrôle en cours de chantier plutôt qu'à la réception.
Maisons ou logements collectifs, la réponse technique diffère : à Yvetot, la part de maisons atteint 57 % du parc (3 322 logements). Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, cela signifie que la vacance du logement pendant les travaux lourds conditionne la majorité des chantiers plutôt qu'une minorité de cas.