Une fois les aides déduites, la question devient celle du solde : sur le cas type à Villiers-sur-Orge, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 700 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le montant réellement perçu dépend de la catégorie de ressources : pour « isolation des combles à Villiers-sur-Orge », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Sur le cas type retenu à Villiers-sur-Orge — 115 m² en zone H1a — l'isolation des combles porte sur environ 69 m² de plancher de combles. Au prix de marché observé, 25 à 75 € par m² de plancher de combles, le poste ressort entre 1 725 € et 5 175 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.
À la réception à Villiers-sur-Orge, le document déterminant est les repères de hauteur d'isolant soufflé. Il conditionne le versement du solde de l'aide, dont le montant maximal atteint 32 000 € pour un ménage très modeste et 18 000 € pour un ménage intermédiaire sur l'assiette de 40 000 € HT.
Qui décide, et donc qui finance : 72 % de propriétaires occupants à Villiers-sur-Orge, soit environ 1 354 logements. Pour l'isolation des combles, cela signifie autant de dossiers décidables sans mandat de gestion, le solde relevant du parc locatif et donc d'un montage bailleur distinct.
Mix de chauffage à Villiers-sur-Orge : 23 % d'électricité, 47 % de gaz, 2 % de fioul, 1 % de bois et 26 % de réseau de chaleur. Ce partage détermine l'intérêt réel de l'isolation des combles : un logement raccordé à un réseau vertueux n'appelle pas le même bouquet qu'un logement au fioul.
Énergie de chauffage en place : 49 % du parc reste au gaz ou au fioul à Villiers-sur-Orge, soit près de 921 logements. Ce point de départ conditionne l'ampleur du gain obtenu par l'isolation des combles, un logement déjà chauffé à l'électricité renouvelable ne dégageant pas la même marge de progression.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 803 DPE publiés par l'ADEME à Villiers-sur-Orge, soit 426 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un isolateur RGE, dont l'intervention sur l'isolation des combles dure un à trois jours en soufflage.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H1a applicable à Villiers-sur-Orge correspond à une base de 250 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus l'isolation des combles rentabilise vite son surcoût, à performance identique.