La part de logements occupés par leur propriétaire indique en creux le volume du parc locatif privé concerné, et les données de Villiers-sur-Orge le montrent nettement. On relève 67 % de maisons individuelles, 803 diagnostics publiés par l'ADEME, un rattachement intercommunal à CA Coeur d'Essonne Agglomération, en zone climatique H1a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Villiers-sur-Orge est crédible.
Pour rendre les montants comparables, la base de calcul est fixée à 115 m², en zone H1a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 15 800 kWh par an, soit près de 1 700 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Fiscalité applicable : les travaux d'amélioration énergétique relèvent de la TVA à 5,5 % lorsqu'ils portent sur un logement achevé depuis plus de deux ans. Sur la remise à niveau d'un logement mis en location chiffré 21 842 000 € TTC à Villiers-sur-Orge, cela correspond à environ 1 138 682 € de taxe, contre le triple au taux normal.
Combien de logements concernés ? À Villiers-sur-Orge, 921 résidences principales dépendent d'une énergie fossile (49 % du parc). C'est dans ce sous-ensemble que la remise à niveau d'un logement mis en location produit les écarts de consommation les plus élevés avant et après travaux.
Le palier de classes se calcule avant de signer : à Villiers-sur-Orge, l'assiette double presque entre le scénario à deux classes (30 000 € HT) et celui à trois (40 000 € HT). Sur un poste de 21 842 000 € comme le logement loué, cet écart justifie souvent d'ajouter un lot plutôt que de s'arrêter au minimum.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : la remise à niveau d'un logement mis en location traite 40 à 60 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Villiers-sur-Orge, en zone H1a, cela ramène 11 491 à 17 236 kWh par an, valorisés 1 234 € à 1 851 € au tarif conventionnel 2026.
Ce que ce poste consomme d'assiette : 54605 % du plafond applicable à Villiers-sur-Orge pour le logement loué. Traduit en aide effective, cela donne 32 000 € pris en charge au taux de 80 % (profil bleu) et 18 000 € au taux de 45 % (profil violet), le solde restant à financer.
Statut d'occupation à Villiers-sur-Orge : 1 354 logements occupés par leur propriétaire, soit 72 % du parc. La décision d'engager la remise à niveau d'un logement mis en location y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 2 184 200 € à 4 368 400 € à Villiers-sur-Orge, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.