Reste la question du taux applicable : pour « sortie passoire thermique à Villers-la-Ville », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Pour rendre les montants comparables, la base de calcul est fixée à 110 m², en zone H1c : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 15 100 kWh par an, soit près de 1 620 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Le marché local ne s'arrête pas à la commune : pour la sortie d'une étiquette F ou G à Villers-la-Ville, élargir la consultation à l'ensemble du département (Haute-Saône) augmente le nombre d'offres comparables sans dégrader la réactivité du chantier.
Un même ouvrage ne se pose pas au même coût selon la densité : à Villers-la-Ville compte 151 habitants et 65 logements principaux. Pour la sortie d'une étiquette F ou G, prévoyez au devis l'autorisation de voirie, l'emprise de stationnement et le stockage des matériaux.
La part de propriétaires occupants — 89 % à Villers-la-Ville — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur la sortie d'une étiquette F ou G, soit environ 58 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H1c applicable à Villers-la-Ville correspond à une base de 250 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus la sortie d'une étiquette F ou G rentabilise vite son surcoût, à performance identique.
Le relais de proximité compte autant que le barème national : à Villers-la-Ville est rattachée à CC du Pays de Villersexel. Les conseillers France Rénov' de ce périmètre valident la cohérence du projet de la sortie d'une étiquette F ou G et signalent les dispositifs locaux cumulables.
L'écueil le plus coûteux reste un scénario calé sur une seule classe, insuffisant pour relouer. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 53 950 € à 107 900 € sur le chiffrage retenu à Villers-la-Ville — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : la sortie d'une étiquette F ou G traite 45 à 65 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Villers-la-Ville, en zone H1c, cela ramène 12 355 à 17 845 kWh par an, valorisés 1 327 € à 1 917 € au tarif conventionnel 2026.