Avant tout barème, un projet collectif se juge sur le parc réel : à Villeneuve-sur-Lot, le bâti est dominé par le petit collectif récent (après 1990) et immeubles de centre-bourg, en zone climatique H2c. Ces deux paramètres commandent l'ordre des travaux bien plus que la sensibilité des copropriétaires.
Avec de l'ordre de 3 090 logements collectifs à Villeneuve-sur-Lot (28 % des résidences principales, INSEE), le levier de rénovation est collectif par nature : le gain énergétique se joue immeuble par immeuble, pas appartement par appartement.
La proportion de gaz et de fioul relevée dans les DPE ADEME atteint 43 % à Villeneuve-sur-Lot — de l'ordre de 4 792 logements. C'est le gisement que vise en priorité un programme collectif d'ampleur.
Avec près de 45 % de bailleurs dans le parc à Villeneuve-sur-Lot, l'assemblée générale mêle deux logiques financières distinctes. Le montage retenu doit rendre lisibles à la fois le reste à charge par lot et l'effet sur la valeur locative.
L'entrée retenue ici est copropriété fragile ou en difficulté : Plan Initiative Copropriétés, bonus ANAH, appliquée au parc à Villeneuve-sur-Lot et à ses contraintes propres, sans reprendre le corps réglementaire complet.