Côté éligibilité : pour « isolation plancher bas à Villecresnes », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Ce que ces chiffres disent du potentiel : 2 784 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 62 % du parc, environ 3 359 logements occupés par leur propriétaire, un bassin de travaux structuré autour de Métropole du Grand Paris. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Villecresnes, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Combien de logements concernés ? À Villecresnes, 2 784 résidences principales dépendent d'une énergie fossile (62 % du parc). C'est dans ce sous-ensemble que l'isolation du plancher bas produit les écarts de consommation les plus élevés avant et après travaux.
L'écueil le plus coûteux reste les canalisations non désolidarisées, qui interrompent la couche isolante. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 290 € à 580 € sur le chiffrage retenu à Villecresnes — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Structure du parc de Villecresnes : 67 % de maisons individuelles, soit environ 3 051 logements sur 4 527 résidences principales. C'est cette proportion qui détermine, pour l'isolation du plancher bas, le poids réel de la hauteur libre disponible en cave ou vide sanitaire dans les projets déposés.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Villecresnes relève de la zone H1a, dont la base conventionnelle atteint 250 kWh/m²/an. Le temps de retour de l'isolation du plancher bas s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.
Côté performance, l'isolation du plancher bas pèse pour 7 à 12 % de la consommation totale. Sur la base conventionnelle appliquée à Villecresnes en zone H1a, cela représente entre 2 011 et 3 447 kWh évités par an, soit 216 € à 370 € de facture en moins au tarif de référence 2026.
Amortissement à Villecresnes : le poste de 2 900 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 145 € par an. Encore faut-il que R ≥ 3 m².K/W en sous-face sur local non chauffé reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Villecresnes, sur une base de 115 m² en zone H1a, l'isolation du plancher bas représente de l'ordre de 58 m² de sous-face. Multiplié par un prix unitaire de 30 à 70 €, on obtient une fourchette de 1 740 € à 4 060 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.